La Shoesaholic du Jour: The Shoes Must Go On - Pensées d'une Shoesaholic

La Shoesaholic du Jour: The Shoes Must Go On

Ce contenu a été publié il y a 4 années. Lisez cet article en tenant compte de son âge (les chaussures dont je parle peuvent par exemple ne plus être disponibles 😉 ).

L’interviewée de ce premier jour d’octobre, je l’ai rencontrée par hasard sur Twitter. Son pseudo m’a tout de suite plu (comment y résister!), et je me suis dit que si je ne lui demandais pas de l’interviewer, là maintenant tout de suite, je m’en mordrais les doigts toute ma vie. Bon, toute ma vie, j’exagère, mais longtemps quand même.

1. Présente-toi en quelques mots (et présente ton blog si tu en as un).

Mon prénom dans la vraie vie, c’est Patricia. Dans le monde des blogs, c’est The shoes must go on (shoesmustgo.com). Il s’agit d’un espace dédié à la chaussure, mais pas sous forme d’une vitrine de mode, plutôt une galerie de portraits, de chaussés, de chausseurs. J’y rassemble aussi des informations diverses et variées, et donne carte blanche à des artistes dans une des rubriques consacrée à la chaussure et la culture. En fait, la chaussure est pour moi un prétexte pour faire parler les autres.  Et, j’ai remarqué qu’elle fait beaucoup causer. Pas seulement, les addicts ni les femmes. C’est un puits sans fond ! Et quand je dis puits, c’est à bon escient car la chaussure fait que beaucoup se perdent !

2. La question fatidique : combien de paires de chaussures possèdes-tu ? (au moins environ)

J’ai une bonne soixantaine de paires de chaussures. Ça peut paraître beaucoup, mais à ma décharge, j’en prends grand soin et j’alterne. Donc, j’ai des souliers qui datent de vingt ans toujours en très bon état.

Les bottes rouges de The Shoes Must Go On

3. Toutes ces chaussures, il faut les mettre quelque part… Quelles sont tes astuces rangement chaussures ?

Je n’ai pas d’astuce. Je fais comme je peux. Cette question a été un vrai casse-tête dernièrement quand il a fallu déménager. J’ai créé – dans la niche à l’entrée de mon appartement – un coin que j’appelle  »cache misère », où je stocke tout, notamment mes chaussures, qui sont rangées selon la saison dans une armoire très haute et ouverte, qui comporte neuf étagères. Les deux dernières sont réservées aux bottes. Que j’ai au préalable enveloppées dans des housses spéciales. Un large rideau vient cacher tout ça. Dans l’idéal, j’aimerais avoir une vrai dressing et ranger les chaussures dans de jolies boites sur lesquelles je mettrais la photo de chacune pour bien les repérer.

4. Quelle est ta marque de chaussures préférée et pourquoi ?

Je n’ai pas de marque préférée. Quand une chaussure me fait les yeux doux, qu’importe son origine. Je peux acheter des sandales à 10 euros qui vont me plaire et mettre plus d’argent dans une paire qui aura une référence. Je ne suis pas sectaire. C’est plutôt les styles de chaussures qui me freinent ou m’attirent. Par exemple, j’achèterais jamais de Birkenstock, des chaussures de moine, des crocs… même si elles étaient dessinées par une pointure de la chaussure comme Louboutin ou Clergerie.

5. Où préfères-tu acheter tes chaussures ? Un site Internet, ou une boutique préférée ?

J’achète mes chaussures en magasin. Parce qu’il est essentiel de les voir, de les toucher, de les essayer. C’est un rituel nécessaire pour moi. Et je suis happée dès que je vois une boutique. C’est phénoménal. Je me force souvent pour contourner les rues que je sais fournies en magasins de chaussures. Depuis peu, j’ai acheté des chaussures sur internet. Une paire de Vans et des sandales, durant les soldes, sur des sites dédiés aux chaussures, mais ce n’est pas ce que je préfère. C’est vraiment très rare.

Les chaussures argentées de The Shoes Must Go On

6. Quelles chaussures rêves-tu de t’offrir et pourquoi ?

Je rêve de posséder une paire de chaque marque de chaussures. Pas une en particulier. Mais chaque fois, une paire qui a du style, quelque chose en plus. J’ai un peu commencé. De temps en temps, je vais dans les vide-dressings, souvent via internet, et je scrute les chaussures qui pourraient me plaire et qui sont en bon état. C’est comme cela que dernièrement j’ai acheté pour une dizaine d’euros à peine des escarpins Kenzo. Ils sont très marrants car avec un bout carré comme la forme d’un museau. Je ne les mettrais sans doute jamais mais ils viennent étrenner ma  »chaussure-thèque ». Je ne me formalise pas. Si je m’en lasse, je sais que je les revendrai sans souci.

7. Quel genre de chaussures tu adores mais n’oseras jamais porter ?

J’aime beaucoup les escarpins, et j’aimerais m’en acheter des très beaux et hauts, or je n’en porte pas. Je n’arrive pas à tenir sur des talons hauts. Cinq centimètres tout au plus et ça suffit pour moi. En plus, je suis déjà suffisamment grande et quand mon pied est trop cambré, cela me donne mal au dos. J’ai des chaussures, notamment des Chie Mihara que j’adore, qui ont plus de 8 cm de talons, confortables certes, pas casse gueule, mais j’ai du mal à marcher longtemps avec.

Les escarpins Chie Mihara de The Shoes Must Go On

8. On a toutes – y compris Cendrillon – une paire de chaussures avec laquelle tout est possible. Ou au moins avec laquelle on a l’illusion que tout est possible. Quelle est la tienne ?

J’ai deux paires de chaussures à petits talons – une de printemps/ automne, l’autre d’été – qui me (re)boostent particulièrement. Rouges, les deux. J’aime beaucoup cette couleur. Surtout sur mes pieds. Mais, j’éprouve de l’entrain et la sensation d’avoir un moteur surtout quand je chausse des bottes. J’en ai une douzaine de paires. Et dernièrement d’ailleurs, j’en ai trouvées des rouge. J’ai hâte que ce soit l’hiver pour les ressortir !

Les Goldmud de The Shoes Must Go On

9. Boiter dans des chaussures trop petites, manger des nouilles jusqu’à la fin du mois… Une Shoesaholic qui n’a pas fait de grosse connerie pour ses chaussures n’est pas une vraie Shoesaholic. Quelle est la tienne ?

Je me suis payée une paire de bottes d’un beau marron qui coutait 260 euros déjà à l’époque, alors que j’étais très endettée. Elles me rappelaient des bottes de cette même couleur qu’avait ma mère et que je m’amusais à mettre quand elle n’était pas là. J’ai fait un sketch pas possible à la vendeuse sur mon coup de foudre avec ces chaussures. Elle m’a permis de faire trois chèques, dont deux à encaisser plus tard. J’avais mes bottes dans leur boite et sac plastique, je marchais dans la rue la tête haute comme si je venais de tomber amoureuse ou d’avoir une nouvelle extraordinaire. Mais très vite, je suis retombée sur terre. Je culpabilisais. Ça m’a donné des maux de ventre pendant trois jours mais surtout, j’ai eu des soucis pas très drôles avec ma banque dès le premier encaissement. J’ai toujours ces bottes, mais j’ai dû les porter à peine quatre ou cinq fois car j’ai une affection particulière pour elles et je ne veux pas qu’elles perdent leur bel éclat à trop être utilisées.

10. Question bonus : qu’est-ce que tu aimerais voir sur Pensées d’une Shoesaholic que je n’ai pas encore mis dessus ?

J’aimerais dire que la chaussure, c’est un investissement de confiance. Ça protège ce qui ne permet d’avancer, de marcher, mais surtout, quand on a des variations de poids, c’est le seul vêtement qui ne nous trahit pas. Puisque le pied ne grossit pas. Il reste lui même. Donc d’une certaine façon, ça nous fait faire des économies puisqu’on a pas à refaire sa garde robe ! (c’est une belle excuse pour en acheter, hein ??)

Les Kickers de The Shoes Must Go On

6 Commentaires
  • Arnaud
    octobre 1, 2014

    J ai beaucoup aimé cette interview je la drouve très fun cette shoeaholic!! et qu’est que c’est plaisant à lire!!!!

    • Tatiana MK
      octobre 1, 2014

      Merci Arnaud! C’est vrai que c’était très chouette d’interviewer Patricia!

  • ThePsyShoePathe
    octobre 1, 2014

    Bravo Patricia, tu t’en est bien sortie, toi qui interview plutôt d’habitude ! ;-))

    • Tatiana MK
      octobre 1, 2014

      Oui, elle m’avait bien expliqué qu’habituellement, les choses se passaient plutôt dans l’autre sens. Mais ça ne l’a pas empêchée de faire une magnifique interview je trouve!

  • The Shoes Must Go On
    octobre 1, 2014

    Arrêtez hein !!! Sinon, mes pieds vont rougir 🙂
    Merci en tout cas pour cette parution. Très fidèle à mes propos.

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